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| 14 mai 2009 |
Troisième défi régional en robotique |
| Par Elsa Iskander |
Québec – Une centaine d’élèves des écoles primaires et secondaires des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ont participé à la troisième édition du défi régional en robotique, le 8 mai dernier au Musée de la civilisation de Québec. |
Les élèves des écoles primaires Mgr Fortier – Commission scolaire de la Beauce-Etchemins et de la Chanterelle – Commission scolaire de la Capitale ont remporté la première place dans leur catégorie respective (RCX et NTX, selon le matériel utilisé). Au secondaire, une équipe de l’école de La Camardière – Commission scolaire de la Capitale a gagné le défi. Pour voir les résultats complets, consultez le communiqué de presse.
En tout, 24 équipes de quatre élèves ont mis leurs compétences à l’épreuve au défi Robot-TIC. Celui-ci consistait à modifier la programmation d’un robot afin d’adapter le prototype aux demandes spécifiques du parcours à réaliser.
La thématique du défi 2009, année mondiale de l’astronomie, était « l’espace ». Ainsi, le défi relevé par les élèves des 5e et 6e années du primaire était d’imiter les déplacements d’un robot sur Mars. Par exemple, le robot se positionne en évitant des obstacles ou monte une rampe. Quant aux élèves des 1e, 2e, et 3e années du secondaire, ils avaient pour mission d’imiter le bras spatial canadien.
Depuis quelques mois, ces élèves réalisent des activités de robotique en classe. Celles-ci s’offrent en complément au cours de science et technologie dans certaines écoles. Les élèves ont d’abord construit leur robot, puis appris à le programmer et à le contrôler avec l’aide d’un logiciel. La trousse de robotique est disponible pour environ 450 $ chez Brault et Bouthillier. Pour équiper une classe, le coût se situe entre 3 000 ou 4 000 $, tout dépendant du nombre d’élèves par équipe.
« Le mandat est de promouvoir l’utilisation pédagogique des TIC (technologies de l’information et de la communication) dans les établissements d’enseignement », déclare Chantal Ste-Marie, responsable des communications au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (Direction régionale de la Capitale-Nationale et de la Chaudières-Appalaches). Elle explique que « les TIC sont mises au service de l’apprentissage » grâce aux activités de robotique.
En effet, la robotique fait appel à des notions de mathématiques, sciences et technologie. Yves Duchesne, conseiller pédagogique au RÉCIT pour la Commission scolaire de Charlevoix, constate que la robotique facilite la compréhension de concepts abstraits. « La technologie parle plus! », lance-t-il.
La robotique doit être un complément pédagogique et non pas un surplus de travail pour l’enseignant, fait remarquer Patrick Touchette, coordonnateur du défi en robotique et conseiller pédagogique au RÉCIT pour la Commission scolaire de la Capitale.
M. Touchette précise qu’il n’est pas nécessaire d’être expert en la matière pour l’enseigner. Des ressources pour les enseignants sont disponibles sur le site régional des RÉCIT des régions de Québec et Chaudière-Appalaches et de Robot-TIC.
Le défi de robotique permet de mettre à profit les notions apprises en classe. « Quand les élèves arrivent ici, notre objectif est déjà accompli », se réjouit M. Touchette.
Un constat ressort: c’est une minorité de filles qui s’intéressent à la robotique. Cette différence est encore plus marquée au secondaire puisque seules deux filles étaient présentes au défi. « En venant ici, j’ai développé ma passion », relate pourtant Caroline Boily, élève à l’école secondaire de La Camardière – Commission scolaire de la Capitale.
Autonomie et coopération au primaire
Alain Houle, conseiller pédagogique au RÉCIT pour la Commission scolaire de la Capitale, note que certains enseignants réticents à l’idée intégrer la robotique en classe ont « peur que les élèves ne soient pas capables de s’organiser tout seuls ». Ces inquiétudes n’ont pas leur raison d’être, selon lui. En effet, nous avons constaté que les enfants se préparaient pour la compétition avec débrouillardise.
Au primaire, la robotique est surtout axée sur les mathématiques (règle de trois, calculs, mesures, etc.) dans une démarche de résolution de problème. L’observation scientifique est aussi pratiquée. « On travaille les mathématiques et les sciences en même temps », constate Cassandre, une élève de l’école primaire St-Yves – Commission scolaire des Découvreurs.
M. Houle perçoit le défi de Robot-TIC tel un « réinvestissement de leurs connaissances en compétences ». L’autonomie, la coopération et le travail d’équipe sont également à l’ordre du jour. « C’est plus un défi qu’une compétition », lance Romane, coéquipière de Cassandre.
« Des fois, c’est dur de se comprendre, mais on trouve une solution au problème. C’est un jeu d’essai et d’erreur », raconte Jessy, un élève de l’école primaire St-Gabriel – Commission scolaire des Appalaches.
Par Elsa Iskander
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